Set Basic Colours Volume 02- GSW
Huit teintes plus naturelles pour compléter la première palette
- Éditeur
- Green Stuff World
- Type
- Peinture

Le premier coffret Basic Colours de Green Stuff World réunissait huit peintures Maxx Formula franches, très mates et agréables à travailler en couches fines. Sa sélection laissait pourtant une impression étrange. Le jaune, le bleu, le rouge, le vert et le magenta donnaient rapidement de la couleur à une figurine, mais aucun blanc, noir ou gris ne permettait de régler proprement la lumière.
Le Set Basic Colours Volume 02 reprend exactement le même format : huit flacons compte-gouttes de 17 ml, une bille en acier inoxydable dans chacun et la formule acrylique fluide de la gamme Maxx. La différence se trouve dans le nuancier. Hellfire Red, Liche Purple, Summersea Blue, Hunter Green, Dwarven Flesh, Ochre Desert, Quicksand Brown et Parchment délaissent en partie les couleurs très vives pour ajouter des tons plus naturels.
Green Stuff World ne corrige pourtant pas toutes les absences du premier volume. Aucun noir ni blanc pur ne rejoint la boîte, et Hellfire Red fait même doublon avec Red Truth dans le rôle du rouge éclatant. Ce second ensemble apporte-t-il les couleurs qui manquaient réellement au premier ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.
Un vrai complément, pas une révolution
La mention Volume 02 doit être prise au sérieux tant ce coffret n’a pas été construit pour remplacer le premier et encore moins pour devenir une initiation complète à la peinture de figurines. Il poursuit la palette là où le Volume 01 s’arrêtait. Liche Purple ajoute un violet profond, Summersea Blue un second bleu, Hunter Green un vert plus froid, et les quatre tons terreux répondent à des besoins que Bestial Brown, Elven Flesh et Sun-Bleached Bone ne pouvaient pas couvrir seuls.
Cette logique est plus facile à comprendre que celle du premier ensemble. Sur une figurine fantastique ou historique, les cuirs, le bois, les sols, les étoffes ternes et les carnations occupent souvent davantage de surface que les effets magiques. Dwarven Flesh, Ochre Desert, Quicksand Brown et Parchment forment une petite famille cohérente, capable de créer des transitions sans sortir immédiatement un autre flacon.
Pris seul, le coffret reste mal équilibré. Il ne contient aucun jaune franc, aucun ton très sombre, aucun gris et aucune peinture métallique. Parchment crée des éclaircies chaudes, mais modifie nettement la couleur à laquelle il est ajouté. Le lien avec le Volume 01 constitue donc à la fois sa force et sa faiblesse. Green Stuff World comble plusieurs trous du premier nuancier, mais l’achat des deux coffrets devient presque nécessaire pour que le mot Basic commence à correspondre à leur contenu.
Des couleurs moins éclatantes, mais plus utiles
La Maxx Formula ne change pas entre les deux boîtes. La peinture reste très fluide dès la sortie du flacon, se tend bien et sèche avec un mat profond, presque velouté. Un pinceau peu chargé évite que les pigments se concentrent dans les creux, tandis que deux couches fines donnent un résultat plus régulier qu’une seule couche lourde. Sur une palette humide, trop d’eau transforme vite la couleur en filtre transparent.
Le Volume 02 profite davantage de cette formule. Les tons naturels tolèrent mieux une légère transparence que Cyber Yellow ou Red Truth. Sur un cuir, une peau ou un sol, les variations produites par plusieurs couches minces enrichissent même la matière. Dwarven Flesh, Ochre Desert, Quicksand Brown et Parchment couvrent également mieux que les pigments les plus lumineux du premier coffret. Deux ou trois couches suffisent le plus souvent sur un apprêt gris clair.
Le fini mat reste excellent. Quicksand Brown ne devient pas poussiéreux, Liche Purple conserve sa profondeur et Summersea Blue garde une saturation nette. Le faible corps demeure moins confortable pour une arête très fine ou un brossage à sec, mais les teintes de ce Volume 02 correspondent mieux aux qualités de la formule.
Hellfire Red 1786 est un rouge chaud, vif et légèrement corail. Plus orangé que Red Truth, il convient aux flammes, à la lave et aux éclaircies d’un rouge sombre. Son pouvoir couvrant est pourtant le plus faible du coffret. Sur un apprêt gris, quatre à cinq couches minces peuvent être nécessaires pour obtenir une surface régulière. Posé sur une base rouge, un blanc ou un ivoire, il produit une lumière chaude très propre. Pour couvrir directement une grande cape sombre, la patience demandée devient difficile à justifier.
Liche Purple 1790 est un violet profond à dominante bleue. Il apporte enfin au duo Basic une couleur froide capable d’assombrir un magenta, de refroidir une carnation ou de traiter une robe, une armure et un effet magique. Avec Lollipop Magenta, il forme un dégradé riche ; avec Marine Blue ou Summersea Blue, il crée des transitions froides sans produire immédiatement un ton gris. Sa couvrance reste moyenne, mais deux ou trois couches suffisent. C’est probablement la référence vive la plus importante de la boîte.
Summersea Blue 1793 est un bleu moyen saturé, plus clair que Marine Blue. Ce dernier sert mieux de base froide, tandis que Summersea Blue place rapidement une lumière sur un tissu, une armure ou une surface d’eau. Deux à trois couches sur une base claire donnent un aplat régulier. Mélangé à Parchment, il produit un bleu pastel légèrement vert et crémeux, pas un bleu ciel neutre. La proximité entre les deux bleus devient pertinente quand les coffrets sont réunis, moins quand le Volume 02 est pris seul.
Hunter Green 1798 est un vert moyen, franc mais moins jaune que Warcry Green. Le premier volume proposait un vert herbe très lumineux, parfait pour une peau fantastique, une plante vive ou un détail toxique. Hunter Green paraît plus calme. Il convient mieux aux vêtements, aux feuillages, aux uniformes stylisés et aux créatures qui ne doivent pas paraître fluorescentes.
C’est ce qui le rend plus polyvalent. Il peut recevoir Warcry Green en lumière sans rupture brutale, ou être assombri par Liche Purple pour créer un vert forestier. Ochre Desert le réchauffe et le transforme en vert olive, tandis que Quicksand Brown le rabat vers une couleur de terrain. Une seule teinte ouvre ainsi plusieurs directions cohérentes avec le reste de la boîte.
La peinture couvre correctement en couches fines, mais une surface large peut montrer des traces si elle est trop travaillée. Il faut étendre la couleur, retirer l’excédent puis la laisser sécher. Hunter Green reste lisible sur un apprêt gris et sert de pont entre les teintes franches du premier coffret et les bruns du second.
Dwarven Flesh 1826 est une chair chaude, rosée et plus sombre qu’Elven Flesh. La première forme la base, la seconde la lumière et une pointe de Liche Purple peut refroidir l’ombre. Ce duo reste limité à une famille de peaux, mais il est plus utile qu’un flacon clair isolé. Dwarven Flesh sert aussi au cuir rouge, à la terre cuite et aux tissus organiques. Deux couches minces suffisent souvent sur un apprêt gris clair.
Ochre Desert 1828 est un ocre doré, entre un jaune terreux et un brun clair. La teinte convient aux cuirs, aux étoffes ternes, aux bois clairs, à la paille et aux bases désertiques. Elle crée aussi sous Cyber Yellow une base chaude qui réduit le nombre de couches nécessaires. Mélangée à Hunter Green, elle produit un olive crédible.
Quicksand Brown 1834 est un brun clair désaturé, plus neutre que Bestial Brown. Ce dernier pose une ombre chaude, Quicksand Brown construit la zone moyenne et Parchment termine la lumière. Sa légère transparence évite un aplat plat sur un cuir ou un sol, tout en conservant assez de pigments pour couvrir en deux ou trois couches. Il peut aussi calmer Summersea Blue, Hunter Green ou Liche Purple sans les noircir.
Parchment 3209 est un crème très clair, plus pâle et moins jaune que Sun-Bleached Bone. Sur du papier, des os, des cordes, des griffes ou une étoffe écrue, il donne une lumière douce sans le contraste brutal d’un blanc. Il couvre correctement pour une couleur claire et garde un fini propre si la peinture ne s’accumule pas dans les creux.
Ces quatre flacons constituent le cœur du Volume 02. Ils ne sont pas spectaculaires sur un nuancier, mais ils règlent des tâches répétées sur presque toutes les figurines. Leur proximité permet en outre de créer des transitions rapides. La boîte paraît moins vive que la première à l’ouverture ; elle devient plus pratique dès que le pinceau touche une peau, un cuir ou un décor.
Parchment ne remplace toujours pas un blanc
Parchment corrige une partie du défaut le plus visible du Volume 01. Il éclaircit Ochre Desert, Quicksand Brown, Dwarven Flesh, Bestial Brown et Sun-Bleached Bone sans casser leur chaleur. Il ne remplace pourtant pas un blanc neutre. Ajouté à Summersea Blue, il donne un bleu plus vert et plus sourd ; dans Liche Purple, il produit un mauve chaud ; dans Hellfire Red, il tire vers le saumon.
Le noir manque toujours autant. Liche Purple peut approfondir Hunter Green ou Dwarven Flesh, Bestial Brown peut rabattre un bleu, et les mélanges complémentaires fournissent des ombres intéressantes. Aucun de ces choix ne remplace un noir pour les joints d’une armure, certains équipements ou un contour très sombre. Aucun gris ne relie non plus les deux extrêmes.
Un blanc et un noir achetés séparément rendent les deux volumes beaucoup plus complets. Green Stuff World améliore les lumières chaudes, mais laisse encore toute la palette froide dépendre d’un autre achat.
Deux coffrets qui se complètent sans tout couvrir
Les seize teintes réunies forment une palette nettement plus cohérente. Dwarven Flesh complète Elven Flesh, Quicksand Brown répond à Bestial Brown, Parchment éclaire Sun-Bleached Bone, Hunter Green reçoit Warcry Green et Summersea Blue place une lumière sur Marine Blue.
Hellfire Red est l’exception. Sa différence avec Red Truth existe, mais reste moins utile que l’aurait été un rouge sombre, un noir ou un gris. Son faible pouvoir couvrant le rend également moins accueillant pour un débutant. La couleur fonctionne bien comme lumière chaude, alors que l’intitulé Basic laisse attendre un rouge capable de poser un aplat sans préparation particulière.
Même avec les deux boîtes, les métaux, les ombres les plus profondes et les lumières froides exigent des références séparées. Les seize flacons offrent toutefois assez de matière pour peindre des projets complets dès que quelques indispensables sont déjà présents sur l’établi. Les tons vifs du Volume 01 disposent enfin des couleurs naturelles qui leur manquaient.
Un second coffret plus cohérent que le premier
Le Set Basic Colours Volume 02 conserve les qualités de la Maxx Formula : une peinture très fluide, un fini mat remarquable et des couches fines qui se tendent proprement. Ses teintes naturelles tirent même un meilleur parti de cette consistance que les couleurs les plus vives du Volume 01. Dwarven Flesh, Ochre Desert, Quicksand Brown et Parchment forment un noyau utile, tandis que Liche Purple et Hunter Green étendent réellement la palette. Hellfire Red demande beaucoup plus de couches et Summersea Blue reste dépendant d’un blanc extérieur pour produire des lumières froides.
Ce second coffret fonctionne bien mieux en complement du premier. Ils créent ainsi des couples logiques, couvrent davantage de peaux, de cuirs et de décors, et conservent un prix par millilitre difficile à battre. L’absence de blanc, de noir et de gris empêche toujours les deux boîtes de devenir totalement autonomes.
Points positifs
- Quatre tons naturels réellement utiles sur les peaux, les cuirs et les décors
- Complément direct et cohérent du Volume 01
- Fini très mat sans perte marquée de saturation
- Formule fluide, excellente pour les couches fines et les transitions
- Prix par millilitre vraiment compétitif
Points négatifs
- Toujours aucun blanc, noir ou gris
- Hellfire Red réclame de nombreuses couches pour un aplat régulier
- Peu cohérent comme coffret autonome
