Nos cœurs de chats

Chat princier et chat sauvage

Scénario
Akari Otokawa
Traduction
Kevin Stocker
Éditeur
Doki-Doki
Date de publication
3 juin 2026
Nombre de pages
192

Nos cœurs de chats est un manga de Akari Otokawa qui paraîtra aux Éditions Doki-Doki le 03 Juin 2026. Traduit par Kevin Stocker, il se compose de 192 pages.

Chat sociable et chat solitaire

Kitaôji est un employé extrêmement serviable, trop même. Il veut faire plaisir à tout le monde au point d’alourdir sa charge de travail, quitte à frôler le burn-out. Ses collègues le surnomment le Prince parce qu’il propose son aide gentiment ; toutefois, ces derniers n’hésitent pas à lui ajouter toujours plus de corvées dont il doit s’acquitter à leur place. Bien évidemment, Kitaôji dit oui à tout, quitte à sacrifier ses soirées. Il s’efforce de discuter avec ses collègues, les accompagne dans le train et même s’ils ne lui demandent pas son avis pour participer à leur soirée, il se sent contraint d’y aller. Au fond de lui, le salaryman a juste envie de rentrer tranquillement seul, une bière à la main en récitant une pièce de Rakugo. Mais il entretient cette image que les gens ont de lui et fait tout pour qu’elle ne s’écaille pas.

Seulement voilà, un soir, il croise Kurone qui travaille dans la même boîte que lui. D’emblée, il lui offre un café qu’elle refuse. Peu habitué à l’abstention, Kitaôji est désarçonné. Kurone est mal vue dans l’entreprise, c’est une femme solitaire qui n’a aucun lien avec ses collègues. Kitaôji finit tard ses heures sup, se rend dans une supérette éloignée de son boulot pour enfin s’accorder cette bière qu’il sirote en marchant tout en récitant une saynète. Ses pas le conduisent au parc dans lequel Kurone est en train… de jouer avec des chats ! C’est la honte absolue pour lui qui cherche tellement à maintenir son image !

Un havre de paix

Kurone laisse un petit mot à Kitaôji le lendemain. Ils se voient et évoquent inévitablement la soirée de la veille. Oui, Kurone l’a très bien vu pompette en train de réciter une pièce de Rakugo avec sa canette à la main. Mais de son côté, elle agitait une canne à pêche à chats en s’amusant comme une folle. Embarrassés l’un et l’autre, ils se promettent d’oublier ce qu’ils ont vu.

Seulement… alors que Kitaôji s’efforce d’assister à cette soirée sans la moindre envie, il croise un chat noir avec une oreille en forme de pétale de cerisier. Kurone lui a bien expliqué qu’elle s’occupait des chats du parc stérilisés, des harets, qui sont poinçonnés afin de les reconnaître. Pris d’un élan de liberté, avide de s’émanciper de ce poids qui l’écrase ; Kitaôji suit Tama la petite chatte noire. Elle le conduit bien sûr au parc dans lequel il retrouve Kurone et les deux autres chats, Puff et Zouzou. Inévitablement, leurs routes se croisent toujours dans ce havre de paix. C’est un espace en-dehors de leur cadre de travail, là ils peuvent être eux-mêmes sans porter ni masque ni essuyer d’indifférence. Kurone, qui est si taciturne, se métamorphose au contact de ses petits compagnons.

Alors que Kitaôji brille de mille feux, Kurone est semblable à un chat sauvage : discrète, elle s’approche en silence puis se hérisse à la moindre contrariété. Kitaôji prend l’habitude de rejoindre le parc après son travail pour partager un moment avec Kurone et les trois chats qu’elle adore. Il lui découvre un visage insoupçonné lorsqu’elle s’en occupe : elle rayonne, et ça l’apaise énormément. Kitaôji souhaite se rapprocher de Kurone, apprendre à mieux la connaître, mais la jeune femme est difficile à approcher. C’est aussi la seule qui réalise toute la masse de travail qu’il a sur les épaules et n’en rajoute pas. La seule qui ne le considère pas comme un Prince mais le voit tel qu’il est.

Conclusion :

Chat princier et chat sauvage

Nos cœurs de chats
8/10

Nos cœurs de chats est un manga très doux qui se lit rapidement. Doté d’une excellente traduction, il captive dès les premières pages et, tout en déroulant le fil d’une délicate romance entre Kitaôji et Kurone, on apprend de nombreuses choses sur nos amis les chats.