Oser vivre

Du soleil dans la maladie

Date de publication
15 avril 2026
Nombre de pages
224

Oser vivre est un livre de Sabrina Perquis paru le 15 Avril 2026 aux Éditions Hugo Doc. Il se compose de 224 pages.

Résister, renaître, inspirer

Sabrina est une survivante. Atteinte de mucoviscidose, elle raconte son combat contre la maladie, l’essoufflement puis la greffe. Hélas, les épreuves de la vie sont loin d’être terminées pour elle : un cancer de la thyroïde la frappe, suivi d’un cancer du sein 5 jours après la rémission du précédent. Ébranlée, elle cherche sa lumière, celle qui résiste en dépit de la souffrance.

Ce livre est un témoignage, il raconte le parcours de Sabrina Perquis, mais aussi celui d’autres patients atteints par la maladie qui ont croisé sa route. Ce sont des anecdotes de vie profondément humaines. Quand on se retrouve acculés par la maladie, comment tenir debout malgré tout ?

Accueillir en soi

Ce livre n’est pas une baguette magique, mais un témoignage avant tout. Sabrina met en avant la positivité. Si ses arguments sont bons, ils ne s’appliquent pas à tout le monde, chaque maladie est différente, chaque individu également. Il y a également un contraste : elle dit qu’elle n’aime pas la pitié, qu’elle déteste la phrase « ça va aller » qui pourtant est un excellent mantra pour résister. (Je l’applique moi-même depuis des années). Et je pense sincèrement que la compassion est une force. Je la rejoins quand l’entourage minimise la maladie, il faut s’éloigner des personnes toxiques ; mais quand il s’agit de compassion, il faut l’accueillir et non la rejeter. Le « ça va aller » ne signifie pas « Tu n’as rien de grave alors ça va aller », mais plutôt « Respire, ça va aller, tu vas le traverser et t’en sortir. »

La plume, en revanche, uniformise tous les récits. Celui de Sabrina, mais aussi celui des autres patients qui ont croisé sa route. Toujours la même plume, très reconnaissable. Cette évidence soulève des questionnements et il aurait été préférable d’indiquer que cette mise en forme externe a été utilisée pour consigner ce livre.

Hormis ce point, il y a une réelle bienveillance dans ces pages. Sabrina ne minimise pas la douleur d’autrui, mais elle est encore trop captive des réseaux (elle se sent heurtée lorsqu’une photo récolte moins de likes qu’une autre). En se coupant de ces frivolités, car on s’en tape pas mal du regard des autres, on ne peut que s’épanouir. Si la positivité est mise en exergue, je l’ai trouvée trop grimée comme lorsqu’elle évoque un date en parlant de la maladie avec des arguments positifs et négatifs. J’ai trouvé que les arguments positifs étaient minimisés au point de tomber dans la malhonnêteté. Mieux vaut être honnête dès le départ, quitte à effrayer, les bonnes personnes resteront toujours. Toujours. Et j’insiste sur ce point parce que c’est du vécu.

Ce qu’il faut retenir : malgré les tempêtes, on peut trouver une lumière en soi pour résister coûte que coûte. Cela demande une introspection, accepter la douleur, l’accueillir pour la surmonter. Le mental est crucial, votre vision du monde détermine votre univers, alors prenez-en soin comme d’un jardin luxuriant.

Conclusion :

Du soleil dans la maladie

Oser vivre
6/10

Oser vivre est un témoignage de Sabrina Perquis, qui a survécu à la mucoviscidose, un cancer de la thyroïde et un cancer du sein. Solaire, elle puise son énergie dans la positivité pour proposer un livre qui résonnera chez ceux qui traversent des maladies difficiles.