Steelborn

La romantasy de l’année

Traduction
Camille Cosson
Éditeur
Lumen
Date de publication
27 août 2026
Nombre de pages
687
La saga Steelborn, Livre 1 : Steelborn est le premier tome d’une saga de Taylor J. LaRue parue le 27 Août 2026 aux Éditions Lumen. Traduit par Camille Cosson, il se compose de 687 pages.

La Dague Rouge

Reya est redoutée dans tout Edris. Camouflée dans son armure de cuir, sa cape et son foulard qui lui recouvre le bas du visage ; les gens ont tendance à la prendre pour un homme, tout en lui attribuant bien des légendes. Ils croient que la dague rouge qu’elle possède a été ensorcelée par les faés, ce qui lui permet de faire mouche à chaque fois. Que cela soit vrai ou non, l’important réside dans le respect qu’elle suscite.
Son employeur, Lennox, lui demande de dérober une cargaison spéciale aux côtés de Gavin et Zaim. La voleuse pirouette sur le convoi tout en se débarrassant des importuns. Elle finit par crocheter la serrure pour ouvrir son butin mais… le deuxième compartiment contient en réalité une femme. Une Sagire plus exactement. Le Roi de Rhiterra redoute ces Mages-Nés et cherche à les annihiler coûte que coûte.
Reya a conscience que si elle libère la jeune femme, Lennox la punira sévèrement. Mais sa conscience ne peut la laisser croupir là. Alors elle décide de l’aider. Farouche, Stellene fait preuve de résistance avant de comprendre que Reya souhaite réellement la libérer. La voleuse la cache sous sa cape et lui permet d’atteindre les égouts en sécurité. Lennox, furieux, la moleste rudement en lui brisant les doigts et quelques côtes. Reya finit abandonnée à son sort dans la rue, Gavin laissant leur relation de côté pour se ranger du côté de leur employeur.

L’appât du gain

Reya passe cinq jours alitée. Elle applique le baume de sa mère et boit des décoctions pour endurer la douleur. Mais chaque seconde de repos est une seconde de perdue pour payer la nouvelle dette qu’elle vient de contracter auprès de Lennox. En libérant Stellenne, elle doit désormais 100 000 pièces à Lennox qui n’attendait que ce prétexte pour l’enchaîner davantage à lui. Si Reya ne peut le payer en moins de soixante jours, elle devra le servir 10 ans de plus.
Lennox lui a tout appris du métier, Reya lui doit beaucoup. S’il tient ses engagements, il n’en demeure pas moins dangereux. La jeune femme essaie de rebondir, mais son employeur a profité de ces cinq jours pour l’évincer en prévenant toutes ses connaissances de ne plus faire affaire avec Reya. Coincée, la voleuse se rend à la taverne de l’Ours et le Barde pour épier les discussions. Il s’avère que Lennox échange avec un inconnu baraqué qui parle d’une étoile tellurienne, un bijou capable de protéger son porteur des dangers les plus mortels. Il n’en faut guère plus à Reya pour le cibler. Avec cette étoile, elle pourrait rembourser sa dette, ou au moins une partie. Elle souhaite retrouver sa liberté, gagner le Port-Talluah et retrouver sa famille avant de gérer sa forge. Car Reya est une Fer-Née, et elle garde ce secret précieusement.
Reya prend en chasse l’homme en noir… qui la devance. Le prénommé Caelan savait qu’elle viendrait et la surpasse en force et en adresse. Il s’agit d’un Sagire, comme Stellenne. Après quelques péripéties, l’apparition de Malycans très puissants et d’une révélation concernant Reya ; Caelan le Sagire finit par lui avouer qu’il a besoin de son aide. Il lui reste un an à vivre, sauf si Reya parvient à se procurer du sang de Kraken, ce qui pourrait le soigner. Une longue aventure les attend…

Subliment écrit

Steelborn, en plus de bénéficier d’un lore très détaillé qui prend son temps pour poser son intrigue tout en happant son lecteur dès le début ; bénéficie d’une excellente plume. Camille Cosson gère la traduction avec une habileté qui rend honneur à cet univers. Tout fourmille de détails, du fer forgé en forme de vignes au vitrail bleu en passant par toutes les odeurs finement décrites. Chaque page est explorée de manière à vivre la lecture intensément. Chaque personnage est intéressant, même Lennox qui reste un malfrat, n’en demeure pas moins charismatique et intéressant. Les dialogues sont très vivants, les séquences dynamiques et même sensuelles.
Reya est une jeune femme passionnée. Après l’indifférence de Gavin, elle découvre Caelan qui l’attire immédiatement. Un regard suffit pour allumer la flamme et créer une tension qui ne fait que se renforcer à mesure qu’ils se recroisent. Bagarres, défis et rapprochements se mélangent en les poussant l’un vers l’autre. La puissance de Caelan séduit immanquablement Reya. La passion est maîtrisée, jamais vulgaire. Si Reya éprouve du désir et s’assume pleinement en tant que femme avec ses fantasmes, on sent que sa relation avec Caelan n’a rien à voir avec Gavin qui lui procurait simplement du plaisir. Le Sagire suscite en elle beaucoup plus de choses et fait naître un trouble qui croît au gré de leur voyage.
Un voyage, une aventure, une fantasy palpitante, une romance qui assume ses désirs ; Steelborn est tout cela à la fois. Dès qu’on rouvre le livre, on reprend la lecture où on l’avait laissée et tout se déploie en quelques secondes : le cadre, les dialogues, le souffle épique et on voyage instantanément dans cet univers extrêmement riche avec ses créatures fantastiques, ses légendes, ses luttes de pouvoir. Un pur chef-d’œuvre.
Conclusion :

La romantasy de l’année

Steelborn
10/10

Steelborn est un roman extrêmement bien construit qui mélange fantasy et romance en assumant la sensualité de son héroïne. Son univers peuplé de Malycans, Chasseurs de Sang-Bleu, Faés et autres créatures mythiques nous convie aux côtés de Reya La Dague Rouge, meilleure voleuse d’Edris et Caelan le Sagire en sursis. Une saga extraordinaire, plus encore, un voyage à vivre à leurs côtés.